Dans la presse : « Nos histoires, notre force » : l'exposition qui aide les jeunes filles à s'émanciper

Le 24 janvier, l'association Lilipad a présenté « Nos histoires, notre force » à l'American Arts Center de Casablanca, une exposition collective qui donne la parole aux jeunes filles du foyer pour enfants Abdesslam Bennani à travers des photographies et des textes qu'elles ont eux-mêmes créés. L'exposition se tient jusqu'à la fin du mois de février.

Organisée par lilipad, « Nos histoires, notre force » est une exposition collective présentant des textes et des photographies réalisés par des jeunes filles du foyer pour enfants Abdesslam Bennani de Casablanca. Ce projet offre un espace public rare où s’expriment des récits nés au sein de ces structures d’accueil.

Réalisées dans le cadre d’ateliers d’écriture créative, de photographie et de collage, ces œuvres ont vu le jour en collaboration avec des artistes et des animateurs culturels marocains. Ensemble, les participants ont exploré de nouvelles façons d’exprimer leur personnalité, leur mémoire et leur identité, donnant ainsi naissance à des œuvres personnelles et introspectives d’une force tranquille.
« Nos histoires, notre pouvoir » est né de cette volonté d’aller plus loin : faire sortir ces créations de l’espace clos du centre et les partager avec le public. « Non pas pour parler à leur place, mais plutôt pour changer de perspective, rompre avec toute approche fondée sur la pitié et affirmer que ces jeunes femmes peuvent raconter leurs propres histoires avec leurs propres mots
», explique Sara Arsalane, fondatrice de Lilipad.

Raconte son histoire est considéré comme un acte d’autonomisation, car cela permet avant tout à ces jeunes femmes d’affirmer : « Je suis là ». C’est essentiel pour qu’elles puissent se libérer des stéréotypes imposés par leur passé ou par une situation administrative ou juridique. Certaines participantes choisissent de raconter un événement positif, comme une amitié ou un souvenir heureux, tandis que d’autres abordent des histoires plus difficiles. Les œuvres exposées témoignent de points de vue sensibles, engagés et profondément personnels.

Au-delà de la simple visibilité, l'exposition véhicule un message clair : ces jeunes femmes ne se définissent pas par leur situation ou leur vulnérabilité. Comme le souligne Sara Arsalane, fondatrice de lilipad, ce sont des artistes et des écrivaines en devenir – des voix qui méritent d'être vues, entendues et prises au sérieux dans la vie culturelle de Casablanca.

Cette exposition vise à donner à ces jeunes femmes les moyens d’aller de l’avant, de faire sortir leurs créations des murs du centre et de les partager avec le public. Il ne s’agit pas de parler à leur place, mais plutôt de changer de perspective, de rompre avec toute approche fondée sur la pitié et d’affirmer que ces jeunes femmes sont capables de raconter leurs propres histoires avec leurs propres mots.

Lire l'article sur Femmes Du Maroc

Amal Hdaddou, Femmes du Maroc

Rédactrice, « Femmes du Maroc »